Société
Rennes : le Jarl licencié par le 1988 Live Club après la fermeture administrative du lieu

Le 1988 Live Club de Rennes a mis fin à sa collaboration avec Yovan Delourme, alias « Le Jarl », figure identifiée à droite, connu pour ses prises de position sur les réseaux sociaux et son rôle de chef de la sécurité du club.
Une figure controversée de la sécurité
Cette décision intervient après la fermeture administrative de l’établissement pour un mois, ordonnée par la préfecture d’Ille-et-Vilaine à la suite d’incidents survenus le 8 mars lors d’une rave illégale dans un bâtiment voisin.
Dans la nuit du 8 au 9 mars, des tensions éclatent autour du 1988 Live Club. En cause, une « fête populaire, antifasciste, ouverte et gratuite » organisée sans autorisation dans un ancien cinéma désaffecté à proximité immédiate de la discothèque. Les équipes de sécurité du club, dirigées par Le Jarl, interviennent avant l’arrivée des forces de l’ordre. Des vidéos circulent où l’on voit des videurs utiliser des gaz lacrymogènes et frapper certains participants.
Le club prend ses distances
Face à l’ampleur de la polémique, la direction du 1988 Live Club a décidé de se séparer de Yovan Delourme. Dans un communiqué transmis au Parisien, elle affirme : « À la suite des événements survenus dans la nuit du 8 mars dernier et de la fermeture administrative prononcée par la préfecture d’Ille-et-Vilaine, le 1988 Live Club de Rennes entame une phase de réorganisation profonde. »
Le club précise que « certaines prises de position publiques exprimées par un salarié en charge du pôle sécurité ont été associées à l’image de l’établissement » et insiste : « Ces opinions, strictement personnelles, ne sauraient être assimilées à l’ensemble des salariés du club, ni à sa ligne artistique ou à son fonctionnement interne. La personne concernée ne fait désormais plus partie de l’équipe. »
Une réponse aux pressions politiques ?
Ce licenciement survient alors que plusieurs élus locaux, notamment la députée LFI Marie Mesmeur, ont réclamé des sanctions contre le Jarl, l’accusant d’avoir encouragé des violences. Elle a saisi le procureur de la République, évoquant non seulement les faits du 8 mars, mais également les propos tenus dans son livre Ça va mal finir, très critique sur l’insécurité.
Dans les rangs de l’extrême gauche, la décision du club est saluée. Le collectif antifa Union Pirate a ironiquement publié sur X : « Le Jarl c’est CIAOOOO !!! (…) Maintenant il est temps que la gestion du 1988 soit confiée à des collectifs et des organisations rennaises ! »
Le Jarl répond : « Ma liberté va me permettre de parler encore plus »
Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Yovan Delourme a réagi avec sobriété : « Je n’ai rien à dire sur la décision du propriétaire des lieux. Je laisse les commentateurs commenter. »
Il remercie son équipe : « Grâce à eux on a pacifié cet endroit pourtant réputé comme extrêmement dangereux à mon arrivée. » Et ajoute : « Nos souvenirs de la réalité du terrain sont marqués à jamais dans mon livre. Elles choquent, elles dérangent et pourtant, elles sont réelles… »
Il conclut sur un ton résolu : « Ma liberté va me permettre de parler encore plus. Rien ne s’arrête, à chaque fin d’un chapitre, un nouveau s’ouvre. »
Une affaire révélatrice d’un climat tendu à Rennes
Depuis plusieurs mois, Rennes connaît une recrudescence d’actions de groupes antifascistes. La soirée du 8 mars s’est déroulée dans un contexte déjà tendu entre militants d’extrême gauche et figures identifiées à la droite radicale. La fermeture du 1988 Live Club, décidée par la préfecture pour « troubles à l’ordre public », s’inscrit dans cette tension persistante.
Alors que certains dénoncent des dérives sécuritaires au sein du club, d’autres rappellent que l’établissement, situé dans un quartier historiquement difficile, a longtemps été confronté à des problèmes de délinquance. L’arrivée du Jarl et de ses équipes aurait, selon des habitués, permis un retour à un certain ordre.
La droite locale, quant à elle, reste silencieuse. Aucun élu n’a publiquement pris position, ni pour condamner les violences, ni pour défendre le club. Un mutisme qui contraste avec la mobilisation de la gauche radicale.

5 commentaires
Etendard-marin
La droite locale reste muette alors que la gauche, elle, et comme d’hab, sait se mobiliser. La droite "notables" a encore peur de son ombre, alors que ses idées sont pourtant largement majoritaires dans le pays. À ce rythme là, on est vraiment mal barrés pour 2027. Je sens qu’on va nous vendre Attal (ou Édouard Philippe) et leurs recettes mollasses centristes, tout en agitant les périls de la méga-ultra-extrême-droite (effet "épouvantail" par BFMTV et France Inter), et malheureusement ça passera (comme en 2022 et comme en 2024)…. Ce pays est désespérant.
clovis
c'est bien notre justice donner des médailles aux agresseurs et une punition aux victimes .
On fait face à des idéologues haineux et il faut gérer financièrement certaines expositions notamment dans les médias. L’important ce n’est pas tant « s’exposer » médiatiquement et VOTER ! Le pire c’est que de grandes métropoles vont aux municipales nous « obliger » à voter PS pour éviter le 🦠 virus LFI
Max25
Vivement que l’insecurité revienne dans ce club et qu’ils appellent au secours les pouvoirs publics! Bande de lâches! Pour rester politiquement correct! J’éspère que les clients se sentant en insécurité désertera le club!
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