Politique
Présidentielle 2027 : Michel Barnier plaide pour une candidature commune de la droite et du centre
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Ce mercredi 26 février, Michel Barnier a exprimé son soutien à une candidature commune de la droite et du centre pour l’élection présidentielle de 2027. Trois mois après la chute de son gouvernement, l'ancien locataire de Matignon continue de défendre l’esprit du « socle commun ».
Selon lui, l’alliance entre la droite républicaine et le centre reste « nécessaire et indispensable » pour remporter les élections présidentielles de 2027. « Plus il y aura d’unité, mieux ça vaudra, parce qu’en face, l’extrême droite est toujours là et la gauche aussi », a-t-il déclaré sur RTL. Il insiste sur l’importance de choisir un représentant des Républicains (LR) capable de rassembler et de travailler avec le centre.
Des enjeux économiques majeurs à relever
L'ancien Premier ministre a également évoqué les défis économiques que la France devra affronter dans les années à venir. Il a insisté sur la nécessité d’avoir un président capable de relever « le défi de l’impuissance publique contre le déficit », notamment face à un endettement public croissant, avec près de 60 milliards d’euros d’intérêts à payer. L’ancien Premier ministre plaide pour que la trajectoire budgétaire négociée sous son gouvernement, visant un retour à un déficit en dessous de 3 % du PIB d’ici 2029, soit préservée. Il fustige également les concessions faites par François Bayrou pour obtenir un accord de non-censure avec les socialistes, qu’il juge « des efforts supplémentaires à faire un peu plus tard ».
Alors que la course à la présidence des Républicains se joue entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, Michel Barnier a déclaré qu’il exprimerait sa préférence entre les deux candidats « le moment venu ». Toutefois, il s’est montré particulièrement élogieux à l’égard de Bruno Retailleau, qu’il considère comme un homme « courageux » et « efficace ». L'ancien Premier ministre voit cette compétition comme un symbole de renouveau et de « frémissement » au sein de la droite républicaine.
Critique de l'accord Mercosur et tensions avec Ursula von der Leyen
Lors de sa visite au Salon de l’agriculture, il a également étrillé l’accord d’association entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, qualifiant cet accord de « néfaste » pour l’économie européenne. Selon lui, il sacrifie une grande partie de l'économie au nom du libre-échange. Enfin , il a exprimé son mécontentement envers Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, pour avoir signé l'accord à Montevideo peu après la chute de son gouvernement, ce qu'il a trouvé inapproprié.
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1 commentaire
Irrefragable
Il devrait plutôt plaider pour une candidature commune à la "droite", le centre et la gauche, dans la mesure où ils proposent exactement le même produit mais pas avec le même emballage. Ce que Mélenchon nous dévoile, LR cherche aussi à nous l'imposer. Cependant contrairement à LFI qui avance à visage découvert, les LR tiennent à conserver de la droite les apparences, comme des Judas de la politique, capables de souper avec le peuple français, tout en l'ayant déjà vendu, et qui l'embrassent précisément pour le livrer à ceux qui veulent sa disparition.
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