Société
Affichée par Mediapart, une professeure en Bretagne en danger face à la menace islamiste

En France, les sujets de l'islam, de l'immigration et de la liberté d'expression sont des terrains particulièrement sensibles, exacerbés par les meurtres de Samuel Paty en 2020 et de Dominique Bernard en 2023, tous deux victimes de la barbarie islamiste. La dénonciation pour islamophobie peut alors conduire à la mise à mort, dans un contexte où 59 % des enseignants rapportent avoir observé au moins une forme de « séparatisme religieux » dans leur établissement selon les données de l'Ifop. Selon une autre enquête de l'Ifop datant de 2021, 40 % des enseignants se sont déjà autocensurés sur des questions religieuses pour éviter des incidents avec les élèves.
En publiant l’identité d’une enseignante de mathématiques d’un collège privé catholique de la région bretonne, active sur X sous pseudonyme, le média d’investigation a déclenché une trombe de réactions. Cette professeure, discrète au quotidien, y postait des messages qualifiés comme hostile à l’islam ou à l’immigration. Une exposition publique qui fait craindre le pire pour elle.
Une enseignante sous pseudonyme démasquée
Ce jeudi 3 avril, Mediapart publie un article signé Marie Turcan, révélant le compte d'une professeure d'un collège breton. En divulguant le nom de l’établissement où elle travaille, son sexe et la matière qu’elle enseigne, le journal vise désormais directement sa personne, la transformant en cible toujours plus précise sous les feux d’un assaut médiatique.
Connue pour son calme en classe, elle se faisait connaitre sur X comme « Sans Drap », une influenceuse aux 55 000 abonnés, où elle postait des tweets sur l’Islam. Elle publiait alors sur X : « Les Femen de chez Wish, ces pseudos féministes lèche babouches. Elles feront moins les malignes quand elles seront contraintes à porter le voile… N’oublions jamais qu’elles auront fortement contribuer [sic] à l’instauration de la charia, ces cinglées ! » ou encore « saloperies d’islamistes qui appellent à l’intifada, avec leurs idiotes utiles d’extrême gauche » .
Edwy Plenel, cofondateur du site, tweete le même jour : « Une professeure (…) diffuse des messages islamophobes. La direction n’a pas réagi avant les questions de Mediapart. » Sur X, les critiques fusent également. Thomas Portes, député LFI, réagi en tweetant : « Le soir elle qualifie l’Algérie de “shithole” (“trou à rats”), parle des réfugiés palestiniens comme de terroristes, déverse sa haine raciste sur Twitter. La journée elle est professeure de maths au collège Saint-Joseph de Plabennec dans le Finistère. », une prise de position qui a jeté du nouveau bois sur la polémique, déjà volcanique, concernant l'enseignante.
Une direction au courant, mais passive
L’enquête de Mediapart révèle que la direction du collège savait depuis un an que l’enseignante animait ce compte. « Je sais qu’elle a un compte, mais ce qu’elle met dessus, je n’en sais rien », déclare Christian Guizouarn, le directeur de l'établissement. Une réponse qui tranche avec l’initiative de Mediapart, décidée à braquer les projecteurs sur cette femme. Alerté le 28 mars par l’établissement après la parution de l’article, le rectorat de Rennes suit désormais l’affaire. Le compte X de la professeure, lui, a été supprimé depuis le 31 mars dernier.
Difficile de ne pas penser au drame de Samuel Paty, décapité en 2020 après une campagne de dénonciation en ligne similaire, ou à Dominique Bernard, tué en 2023 dans un contexte d'accusation pour islamophobie. Si rien ne prouve un danger immédiat, la décision de Mediapart de révéler l'identité de cette enseignante, malgré l'utilisation de son pseudonyme, expose cette femme à un risque important.
Ce mardi 1er avril, un professeur avait déjà été menacé puis placé sous protection policière après s'être opposé à la rupture du jeûne du Ramadan à l'université de Lyon. À Rouen, un professeur, injustement taxé de racisme sans preuves tangibles, s’est aussi retrouvé sous le feu des intimidations de l’ultra-gauche en plein conseil municipal, appuyant encore une fois un climat de menaces auquel de nombreux enseignants sont confrontés.
Une étude Ifop (2021) montre également que 21 % des enseignants ont été confrontés à des menaces ou agressions liées à des tensions religieuses ou identitaires, un chiffre qui monte à 39 % dans les zones REP (réseaux d’éducation prioritaire), où l’influence islamiste est souvent plus marquée. La polémique s'envenime alors et les menaces concernant cette professeure ne cessent de croître.
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6 commentaires
NoWay
On verra ces problèmes dans les urnes ! En attendant que les Décideurs aient des C*** car y a une castration / soumission depuis 40 ans et je l'ai vu monter, mais pas dans le bon sens.
Max25
J’éspère qu’il n’arrivera rien a cette professeure! Et j’éspère que s’il arrive quoi que ce soit MEDIAPART soit jugé pour terrorisme! Ces journalistes sont des vermines! Ils doivent être fasciné par les coupeurs de têtes ces gens la! Si il arrive quoi que ce soit, qu’ils assument leurs responsabilités ces lâches! Ce ne sont que des Collabo de génération en génération! Ils ont du prendre exemple sur leurs grands parents qui faisaient la même chose pour la gestapo!
Guycast
Mediapart une idéologie de la France incendiaire suivez mon regard S'IL arrive quoi que ce soit à ce professeur digne de ce nom il faut les envoyer en justice !!!
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