Politique
« C’est acceptable, ce Mur des cons ? » : Bruno Retailleau cible le Syndicat de la magistrature et les « juges rouges »

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a réagi à la condamnation de Marine Le Pen, prononcée lundi, en évoquant l’existence de « juges rouges » en France. Invité de l’émission L’Évènement sur France 2, jeudi 3 avril 2025, il a ciblé le Syndicat de la magistrature (SM), tout en soulignant que « la très grande majorité des magistrats en France observe une neutralité ».
Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a mis les pieds dans le plat en fustigeant le Syndicat de la magistrature et en pointant des « juges rouges », après la lourde condamnation de Marine Le Pen : cinq ans d’inéligibilité immédiate et quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique. Sur France 2, ce jeudi 3 avril il a remis sur la table l’affaire du « Mur des cons » en assurant que la plupart des magistrats français restent impartiaux.
Lors de son intervention télévisée, Bruno Retailleau a pointé du doigt le Syndicat de la magistrature, une organisation classée à gauche, en rappelant l’affaire du « Mur des cons ». « Quand des hommes politiques mais aussi des pères de victimes se retrouvent épinglés sur un mur de ce Syndicat de la magistrature ? Non, ça n’est pas acceptable », a-t-il déclaré. Il a également mentionné la participation du SM à la Fête de l’Humanité, suggérant une proximité avec des idéaux politiques marqués. Pour le ministre, ces éléments interrogent la neutralité de certains acteurs judiciaires, bien qu’il ait pris soin de ne pas généraliser ses critiques à l’ensemble de la magistrature.
Retour sur l’affaire du « Mur des cons »
L’épisode du « Mur des cons » remonte à avril 2013. Une vidéo, tournée au téléphone portable par un journaliste de France 3 et diffusée sur le site Atlantico, avait révélé un trombinoscope affiché dans les locaux parisiens du Syndicat de la magistrature. Ce panneau recensait des personnalités politiques – majoritairement de droite ou d’extrême droite –, des magistrats, des journalistes et des intellectuels. Une inscription accompagnait l’affichage : « Avant d’ajouter un con, vérifiez qu’il n’y est pas déjà. » L’ancienne présidente du SM avait été condamnée pour « injure publique » dans cette affaire, qui avait provoqué une forte polémique et renforcé les accusations de partialité au sein de la justice.
Concernant la condamnation de Marine Le Pen, Bruno Retailleau a réaffirmé son devoir de réserve en tant que ministre de l’Intérieur. « Il faut la respecter », a-t-il insisté, tout en précisant que la cour d’appel de Paris envisage un nouveau procès à l’été 2026. Ce réexamen pourrait, selon lui, « éclaircir certaines choses » et « apaiser les tensions ». Le ministre a également déploré les menaces reçues par les juges ayant prononcé la décision initiale, insinuant la nécessité d'un climat plus serein autour de cette affaire.
À lire aussi : Après la condamnation de Marine Le Pen, le RN annonce 20 000 nouvelles adhésions

3 commentaires
vert10
Reste a dissoudre tout les syndicats de la magistrature. Prendre exemple sur les militaires. Retailleau a aussi dans un autre interview parlé de cette immigration délétère
Librefiere
La harangue de Baudot est parfaitemeent appliquée par la majorité des magistrats! La grande majorité même ! Parce que tous ne sont pas syndiqués, mais l'idéologie est enseignée à l'école de la magistrature. Un énorme coup de pieds dans la fourmilière
Dissolution de ce ramassis de magistrats décérébrés factieux .....
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