Société
Affaire Crépol : un gendarme avance la piste du racisme anti-blanc

Un gradé de la gendarmerie impliqué dans l’affaire Crépol, où le jeune Thomas a été tué en novembre 2023, défend l’idée d’un racisme anti-blanc comme mobile, s’opposant aux versions médiatiques.
Le gendarme, impliqué dans l’enquête de l’affaire Crépol, a pris la parole pour défendre l’hypothèse d’un mobile raciste anti-blanc, contredisant ainsi certaines interprétations médiatiques et judiciaires. « Les journalistes et nous n’avons visiblement pas vécu le même dossier », a-t-il affirmé, ravivant une controverse qui divise profondément l’opinion publique.
Dans la nuit du 18 au 19 novembre Thomas, un adolescent de 16 ans, est mortellement poignardé lors d’une fête à Crépol. Rapidement, des témoignages ont émergé, rapportant des propos tels que « on est là pour planter des Blancs », recueillis par les gendarmes dans un procès-verbal daté du 23 novembre 2023. Ce document, révélé plus tard dans l’enquête, a alimenté les spéculations sur une possible dimension raciste de l’agression.
Pourtant, le parquet de Valence, en charge de l’instruction, n’a pas retenu à ce stade la circonstance aggravante de racisme, privilégiant l’hypothèse d’une rixe déclenchée par un « motif futile », une remarque sur une coupe de cheveux selon les premiers éléments.
Une voix dissonante au sein de la gendarmerie
Selon lui, les investigations menées sur le terrain racontent une histoire bien différente de celle relayée par une partie des médias et des autorités judiciaires. « Nous avons recueilli des témoignages clairs, des indices concrets, qui pointent vers une intention ciblée contre des personnes perçues comme blanches », aurait-il déclaré, selon des sources proches du dossier. Il déplore que ces éléments, consignés dans le procès-verbal dit « oublié », aient été relégués au second plan, voire minimisés.
Ce PV, rédigé cinq jours après les faits par une analyste criminelle, mentionnait explicitement des insultes racistes anti-blancs proférées par les agresseurs. Le gradé, défendant le travail de ses équipes, rejette l’idée d’un emballement hâtif : « Nous n’avons pas tiré de conclusions idéologiques, nous avons rapporté ce que les témoins nous ont dit. Ce sont les faits bruts. »
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2 commentaires
vert10
Curieusement les PV d'auditions des 9 témoins vont ils être versés au dossier ? Damien Rieu avait donné le nom des 5 personnes impliquées dans ce meurtre. Que des noms issus de la diversité. Les policiers par les écoutes téléphoniques savent qui a fait le meurtre. Reste a le prouver
Alandrel
Dossier médiatique = le directeur d’enquete est forcément chapeauté par un officier, qui ny connait rien en judiciaite mais dit quoi faire quand meme. Et un officier, au sein de l’arme on sait tous ce que ca fait dans cette situation, soit ca suit des directives qui ruissellent par le haut, soit ca se protège comme les lâches administratifs quils sont. Je minquiete pour celui qui a osé parlé de ça là… parce que soit la connerie vient d’en bas et maintenant que ca a été révélée ils vont tous se balancer les uns les autres, soit la connerie vient d’en haut et cet enqueteur a la langue bien pendue diraient les officiers….
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