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Crise boursière, surtaxes de Trump : quelle réaction de la France face au choc économique ?

Une guerre commerciale aux conséquences concrètes pour la France
Depuis l’annonce par Donald Trump d’une surtaxe douanière de 20 % sur tous les produits importés de l’Union européenne, l’économie française tremble. Si l’Allemagne ou l’Italie sont plus exposées aux États-Unis, la France n’est pas épargnée. En 2023, les États-Unis représentaient 7,6 % des exportations françaises, soit 45,2 milliards d’euros. Parmi les secteurs les plus vulnérables : les vins et spiritueux, produits phares du commerce extérieur français.
Les États-Unis sont en effet le premier marché à l’export pour ces produits, représentant 24,5 % des ventes de 2024, soit 3,8 milliards d’euros. Pour les spiritueux seuls, ce chiffre atteint 1,5 milliard, soit près d’un tiers des exportations totales. La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) redoute un recul immédiat de 800 millions d’euros. Pour les produits laitiers, les pertes sont également redoutées : 350 millions d’euros d’exportations annuelles sont en jeu.
Macron sonne la riposte mais divise les milieux économiques
Réuni à l’Élysée avec les filières concernées, Emmanuel Macron a dénoncé une politique « brutale et infondée » et appelé à une réaction coordonnée de l’Union européenne. Il a demandé la suspension temporaire des investissements français aux États-Unis, une injonction qui a ulcéré certains grands patrons. « Ce que dit Macron, je n’en ai rien à cirer », tranche un PDG du CAC 40 dans Le Figaro. D’autres redoutent une mise en danger des intérêts économiques stratégiques de la France.
À Bercy, on assure que l’appel à la prudence vise d’abord les entreprises à participation publique. Mais la fracture est nette entre une ligne politique de fermeté et la réalité d’un tissu économique fortement intégré au marché américain. La CPME alerte déjà sur les conséquences pour les PME : « Il y a une vraie crainte qu’un tissu économique disparaisse demain. »
Une double riposte européenne en préparation
Côté calendrier, la réponse s’organise. Une première salve de représailles est attendue à la mi-avril, visant les taxes américaines sur l’acier et l’aluminium. Une deuxième vague, plus massive, interviendra à la fin du mois, après analyse des secteurs touchés. Emmanuel Macron veut une « riposte graduée », incluant des leviers tarifaires, mais aussi réglementaires et financiers. Il affirme que les décisions américaines frapperont d’abord les États-Unis eux-mêmes : « Avec ces mesures, les Américains sortiront plus pauvres et plus faibles. »
Reste à savoir si cette stratégie permettra de contenir l’escalade commerciale ou si l’Europe entrera, à son tour, dans une spirale de protectionnisme.

3 commentaires
SapereAude
C’est dur à admettre, mais Trump semble croire être béni d’une mission pour sauver les valeurs occidentales coûte que coûte, il l’a affirmé encore récemment en parlant de l’attentat qui a failli lui couter la vie (sans oublier de rappeler aussi cet État profond qui a voulu lui faire la peaux). Alors les fariboles d’Ursula et le slip du Président de la France sont peu de choses par rapport à un destin de la démocratie. Aussi la CPME n'a pas à s’inquiéter pour les PME : non seulement les postes que « les français ne veulent pas » vont être comblés de plus en plus grâce à la politique et à l’idéologie immigrationiste de tous les gouvernements depuis au moins 1981, mais ils peuvent aussi compter par simple projection des chiffres de croissance depuis ces dernières années, sur l'augmentation du nombre d'entreprises spécialisées en Kebabs ou en Barbiers, ce qui devrait assurer le ---b-l-a-n-c-h-i-m-e-n-t--- (barré / rectification : ) « l’économie locale », et le commerce d'import/export de produits agricoles (comme ceux par exemple qui se fument et qui sont importés à 80% du Maroc)... Et avec l'obligation sous peu de payer l'impôt pour les dhimmi, et la redistribution forcées des richesses soit par l'impôt, soit par la razzia, de quoi se plaindraient-ils donc ?
SapereAude
@Vert10 : J’imagine que vous avez aussi lu cet article de Charles Gaves où il propose une analyse unique (ou du moins que je n'ai pas entendu ailleurs), dont en voici un extrait : " [...] Il a peut-être un autre but soigneusement caché. Comme le disait Milton Friedman : « quand les hommes politiques ont pris le contrôle du système économique, la première chose qu’un homme d’affaires doit acheter, c’est bien entendu l’homme politique ». C’est ce que chacun a pu voir depuis trente ans à Bruxelles, à Paris, à Londres, à Washington… Et c’est bien entendu par les importations et par les exportations, mais aussi par les subventions données par les États à toutes ces sociétés qui « exportent » que passe la plus grande partie de la corruption qui nourrit nos États profonds et permet à nos personnels politiques de vivre aussi dignement qu’ils le méritent. A la lumière de cette idée, essayons maintenant de comprendre ce que cherchent, peut-être, à faire monsieur Trump et toutes ses équipes [...]" [ Source : https://institutdeslibertes.org/nombreuses-et-soudaines-conversions-au-libre-echange/ ]
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